Georg n'avait jamais rien à faire de ses journées d'été. Il ne voulait pas sortir, il ne supportait pas la chaleur étouffante. Sa vie, en été, se résumait à jouer à Mario Kart. Parfois, il sortait, mais seulement le soir, quand l'air était plus doux, ou alors il invitait des copains.
Georg était donc assis sur le canapé, jouant à Mario Kart, mais il n'arrivait pas à se concentrer. Il pensait à la veille, à Aurélia, plus précisément.
Après avoir mangé, ils étaient montés dans la chambre d'Aurélia et avaient discuté longuement. Ils s'étaient très bien entendus. Georg avait appris, entre autres, qu'Aurélia souhaitait devenir architecte, mais que sa mère voulait l'en empêcher: elle avait toujours voulu que sa fille travaille dans le domaine de la médecine. Gretchen ne laissait pas Aurélia respirer, elle était constamment sur son dos. Bref, elles étaient à couteaux tirés l'une contre l'autre. Georg parla de sa musique, de Gustav, Bill et Tom. Aurélia n'avait jamais entendu parler de Tokio Hotel, ce qui était normal, c'était un groupe à peu près connu, en Allemagne. Les deux jeunes avaient appris à se connaître, ils avaient passé un bon moment ensemble. Bien sûr, ils s'étaient aussi échangé leurs numéros de portables ainsi que leur adresse email.
La voiture que conduisait Yoshi tomba dans l'eau, sous le pont, pour la cinquième fois en une minute. Merde! Georg n'était décidément pas concentré sur Mario Kart.
Il avait envie de voir Aurélia, là, tout de suite. Il sortit son portable et composa son numéro.
-Hey!
-Salut, dit-elle.
-Alors, ça va?
-Ouaip, et toi?
-Pas mal, ouais... Dis donc, tu fais quelque chose aujourd'hui?
-Hem... J'ai rien de prévu...
-Ok, alors on se donne rendez-vous chez Roberto dans, disons, une demi-heure, pour une crème glacée? Roberto était le célèbre restaurant du coin, réputé pour son comptoir de glaces. Les crèmes glacées là-bas étaient légendaires.
-Ouais, génial!
-À tout à l'heure, alors!
-À plus!
Georg raccrocha et continua de jouer. Il se dit que la prochaine fois que Yoshi tombait à l'eau, il se mettrait en marche pour aller chez Roberto. Il fit exprès de balancer Yoshi le plus vite possible.
Il était là quinze minutes à l'avance. Pourquoi arriver là si tôt si c'était pour attendre un quart d'heure? Mais ça ne lui ressemblait pas, nom de Dieu! Quelque chose clochait, avec lui, aujourd'hui. Il choisit une table, dehors, et s'assit.
Exactement quinze minutes plus tard, il aperçut Aurélia, qui semblait le chercher parmi les nombreux clients de chez Roberto. Georg agita le bras, et elle le repéra.
-Madame est ponctuelle, dit-il.
-Et Monsieur l'est encore plus, dit Aurélia en riant. Ça fait combien de temps, que tu attends là?
-Quinze minutes... Oui, je sais, j'étais là à l'avance, mais... J'avais envie de te voir.
Aurélia le regarda dans les yeux, puis il rougit.
-Et, heu, j'avais envie d'une crème glacée, aussi, hé hé!... Reprit-il.
Aurélia sourit.
-Alors, as-tu une suggestion à me faire ?
-Huuh?
-Pour la crème glacée. ^^
-Ah, euh, oui, ben, disons que, je suis un habitué, haha! Alors, ma préférée, c'est fraise et basilic.
-Fraise et basilic? dit Aurélia en grimaçant.
-Oui, je sais, c'est un mélange assez inattendu, mais tu verras, c'est délicieux !
-Bon, je te fais confiance et je plonge dans l'inconnu, alors...
Roberto était une sorte de restaurant-crèmerie, et de choix. Les clients se faisaient servir, même pour un simple cornet de crème glacée. Un serveur passa et les deux jeunes firent leur commande.
-Fraise et basilic pour moi, dit Aurélia.
-Je prendrais bien la même chose, s'il vous plaît, dit Georg.
-C'est noté, dit le serveur. Je vous reviens avec vos glaces! Il partit.
-Dis-moi, commença Aurélia, tu ne te fais pas reconnaître, parfois, sur la rue?
-Oh, oui, bien sûr! Ça dépend des quartiers, en fait... Ici, c'est bon, mais au centre-ville... C'est la cata!
Ils parlèrent de choses et d'autres, et le serveur vint enfin leur porter leurs glaces.
Aurélia goûta à la sienne. Elle grimaça, comme automatiquement, puis un sourire apparut sur ses lèvres et elle finit par dire :
-Miam, c'est bon!
-Tu vois? Y faut toujours écouter ce que je dis, hé hé.
-Et il est modeste, en plus ! ironisa Aurélia.
Georg sourit. Il lécha sa crème glacée et, sans prendre garde, se l'étampa sur le bout du nez. Aurélia était morte de rire. Elle prit une serviette et tapota le nez de Georg. Celui-ci ricana.
-Merci maman! dit-il d'une voix enfantine.
-Mais de rien mon enfant! ^^
Une fois leur crème glacée terminée, ils décidèrent de se promener dans un parc, qui n'était pas loin. Georg parlait, Aurélia acquiesçait, et vice-versa. Leurs conversations étaient fluides, leur relation simple, pas de malaises, en gros, ils s'entendaient très bien. C'était comme s'ils se connaissaient depuis toujours.
Ils s'assirent sur un banc, devant une petite fontaine. Ils étaient maintenant silencieux. Ce n'était pas un silence gênant. Aurélia regardait la fontaine et Georg réfléchissait. Il ressentait une certaine attirance pour Aurélia, et en même temps, il se disait que c'était impossible, il ne l'avait vue que deux fois... Peut-être était-ce...
-... Le coup de foudre? dit Aurélia.
-Que... Quoi? dit Georg. Désolé, je... Je pensais à autre chose. Qu'est-ce que tu disais?
-Je voulais savoir si... Aurélia déglutit. ... Si tu croyais au coup de foudre...
Le c½ur de Georg bondit dans sa poitrine et une montée d'adrénaline se fit ressentir.
Si c'est pas un coup de foudre, alors là... pensa Georg.
-Je... Ben... Georg avait arrêté de penser, ses membres n'obéissaient plus à son cerveau ; ils étaient maintenant serviteurs de son c½ur. Ils le firent se pencher vers l'avant et déposer un tendre baiser sur les lèvres d'Aurélia.
-Oui... Je crois bien que oui, lui chuchota-t-il à l'oreille.
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La file avança, et ce fut au tour du jeune homme entièrement vêtu de noir.
-C'est pour... ? demanda l'homme au comptoir.
-Je ne sais pas...
-Hé ben il faut savoir, bonhomme!
-Peut-être pour Leipzig? Ou alors...
-Dépêchez-vous, il y a des gens qui attendent!, lui cria une bonne femme en arrière de lui dans la file.
Le garçon regarda la carte de l'Allemagne, située sur un mur, près de lui.
Il se décida :
-Un billet pour Hambourg, s'il vous plaît.
-Un aller-retour? demanda l'homme, en cliquetant sur son clavier d'ordinateur.
-... Seulement un aller.
-D'accord... alors votre train partira à 18 heures. Et le montant est de... 30 euros.
-Parfait, dit le garçon, tendant sa carte de crédit à l'homme derrière le comptoir.
L'homme prit la carte, la fit glisser dans une machine, la rendit à son propriétaire et continua de remplir les formulaires, sur son ordinateur. Il fit imprimer le billet et le tendit au jeune homme.
Celui-ci le remercia, puis prit ses quelques bagages et se mit en marche, quand il entendit l'homme du comptoir.
-Hé, bonhomme !
Le jeune se retourna.
-J'ai oublié un truc, là, dit l'homme.
Le garçon retourna près du comptoir, sous le regard grincheux de la bonne femme, à qui c'était le tour.
-Oui ? demanda le jeune homme.
-J'ai oublié de vous faire signer le formulaire et écrire votre nom..., dit l'homme, lui montrant une feuille.
Le jeune la prit, signa puis écrit son nom en lettres majuscules à l'endroit réservé.
-Merci bien, euh... l'homme du comptoir regarda le formulaire que le jeune venait de signer. Merci, Monsieur Bill Kaulitz, c'est bien ça ?Le jeune, qui avait commencé à avancer, se retourna.
-Oui, c'est exactement ça. GO0DBYE
Désolée, oh ! désolée de vous avoir fait attendre si longtemps avant d'avoir ce foutu chapitre... C'est la faute de la rentrée! [ Et des vacances, mais bon, ne les blâmons pas trop, celles-là... x) ]
Bref, j'espère que vous avez aimé, malgré le fait que la fin de la partie avec Georg et Aurélia est EXTRÊMEMENT cliché, et que ça m'a pris 483 millions d'années avant de poster... ^.^'
-Jumbie
Ceux qui lisent ma fiction sans mettre de commentaires et qui veulent la suite, j'annonce que je demande 20 comm' sur ce chapitre pour continuer. Merci =)